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OCCUPATION SSAE

jeudi 9 octobre 2003

COMMUNIQUE

Paris, le 8 octobre 2003

DEPUIS 14 H 20 CET APRES MIDI, DES DIZAINES D’EXILES ET SANS PAPIERS OCCUPENT LE SERVICE SOCIAL D’AIDE AUX EMIGRANTS 18 RUE AUGUSTE PERRET PARIS 13° METRO TOLBIAC

Les exilés du 10è arrondissement de Paris et leurs soutiens, des sans-papiers soutenus par Droits Devant ! ! passent à l’offensive.

Depuis des mois, notre Collectif de Soutien* cherche à sortir les exilés du Xè - Kurdes, Afghans, Iraniens et Irakiens - de l’extrême précarité dans laquelle ils vivent, à la rue et dans les parcs publics. Il se heurte au silence des pouvoirs publics, qui préfèrent considérer ces exilés comme des personnes en transit, alors qu’ils viennent de pays où la guerre sévit et où les droits humains sont bafoués. La plupart pourraient -s’ils étaient correctement informés de leurs droits- ou voudraient demander l’asile en France, mais ils se trouvent confrontés à mille obstacles, en particulier aux scandaleuses conditions d’accueil en préfecture, et à la grave pénurie de places en Centres d’accueil pour demandeurs d’asile. L’hiver approche et il serait inacceptable que, comme l’année dernière, les exilés passent un deuxième hiver dehors.

Les sans-papiers connaissent une situation similaire et continuent de vivre dans l’indifférence et le mépris, victimes d’une réglementation répressive, confrontés aux refus des guichets des préfectures, privés de droits fondamentaux. Eux aussi s’apprêtent à vivre un hiver de plus privés de droits.

Ensemble, exilés et sans-papiers ont décidé de dénoncer l’aggravation de leur situation à laquelle ils peuvent s’attendre avec les projets de loi en lecture devant le Sénat au mois d’octobre qui visent notamment à :

- la marginalisation et la criminalisation des étrangers qui devront franchir des obstacles juridiques multipliés et affronter la suspicion et l’arbitraire de l’administration.
- la criminalisation, jusque-là inédite, des travailleurs migrants sans autorisation de travail, renversant un principe majeur du droit social
- la pénalisation des personnes faisant le choix de la solidarité plutôt que de l’exclusion, les peines encourues pour aide au séjour irrégulier d’un étranger étant aggravées
- l’anéantissement de la notion d’asile, droit fondamental relégué au rang des instruments de ce qu’on veut appeler " contrôle des flux migratoires ".

Ensemble, exilés et sans papiers demandent au gouvernement :

- la mise en œuvre d’un dispositif d’accueil permettant à tous les exilés et sans papiers de vivre dans des conditions dignes, par la création de centres d’accueil, logements et foyers,
- la régularisation de tous les sans-papiers, et la reconnaissance de la place qu’ils occupent dans la société française, au sein de laquelle ils vivent et travaillent depuis des années,
- pour les demandeurs d’asile, le retour du droit au travail dont ils jouissaient jusqu’en 1991,
- des moyens suffisants dans les administrations en charge de l’accueil des étrangers (préfectures, Ofpra, etc.)

Les étrangers ne sont pas un danger. Nous faisons le choix de la solidarité et, malgré les dispositions inacceptables des projets de loi en débat, nous sommes résolus à continuer de le faire.

Les soutiens du Collectif des exilés du Xè, et Droits Devant ! ! occupent le XXXX, lui aussi mis à mal par le gouvernement lieu… parce qu’il est un symbole et un rouage du nécessaire accueil des étrangers ?

Le Collectif de soutien aux exilés du Xè, composé des exilés eux-mêmes, de militants, et des organisations suivantes :
GISTI, France LIBERTES ET LE COLLECTIF DES SANS PAPIERS DE DROITS DEVANT !!, LES VERTS 10 ° Ardt,
ATTAC 09°ardt, ATTAC 10° ardt

Contact : J.C. AMARA pour Dd !! : 06 07 80 99 59 et 06 74 29 78 51 pour le collectif 10ème