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4/12/2002 : Occupation de l’OMI par les sans-papiers

samedi 7 décembre 2002

Les sans papiers exploités occupent l’Office des Migrations Internationales(OMI)

Le 4 décembre 2002, 200 sans papiers et leurs soutiens occupent l’Espace
Emploi International, agence de
L’OMI ; à Paris.

Cette occupation a pour objectif de dénoncer la responsabilité de l’OMI
concernant l’exploitation et les
Discriminations envers des milliers de travailleurs étrangers sans
papiers, ainsi que son opacité financière,
Déjà épinglée par la Cour des Comptes.

Beaucoup de ces travailleurs étrangers (notamment saisonniers) embauchés
sous des contrats OMI ne
Bénéficient d’aucuns des droits sociaux les plus élémentaires (chômage,
heures supplémentaires, couverture sociale, retraite, logement …) et ne
peuvent obtenir ni RMI, ni prime de précarité, ni priorité de réembauche
et encore moins la carte de séjour ou le regroupement familial. Quel que
soit le cumul de leur temps de travail, tous restent sans papiers et
nombre d’entre eux sont rackettés par leurs employeurs pour être
réembauchés.

Cette exploitation légalisée s’accompagne de discriminations flagrantes
telles que la taxe versée à l’OMI (environ 1500 euros) par l’employeur
d’un étranger (payée en majorité par celui-ci), le tarif exorbitant (170
euros) de la visite médicale imposée pendant des années aux sans papiers
régularisés ou encore la prévision d’une taxe de 220 euros que devra
verser à l’OMI l’étranger « bénéficiant » du contrat d’intégration
Fillon (art. 69 du projet de loi de finances 2003).
Ce commerce de la misère est pour l’OMI un véritable pactole dont la
gestion se fait dans la plus totale opacité.

Sans papiers « OMI » ou sans papiers installés en France et en Europe
sont désormais les esclaves kleenex du 3ème millénaire, travailleurs
utilisés à leur corps défendant dans la mise en place d’un précariat
globalisé, que subiront les salariés du Nord, orchestré par les
gouvernements et les patronats des pays riches.

Pour l’égalité des droits, contre l’exploitation, nous exigeons de M.
Fillon, ministre des Affaires sociales, du travail et de la solidarité
et tutelle de l’OMI :
- La régularisation des sans papiers, à commencer par les 320 dossiers
déjà déposés, qui passe par la délivrance d’un permis de travail
permanent et l’égalité d’accès à l’ensemble des droits sociaux.
- La mise en conformité de l’OMI à l’application des droits sociaux, la
suppression des contrats précaires, des taxes « préférence nationale »
et la transparence financière.

Les sans-papiers sont restés jusqu’à 20h dans les locaux de l’OMI et ont libéré les lieux avant que la repression ne se mette en place. N’ayant pas pu obtenir satisfaction à leur demande d’entretien avec le Ministre des affaires sociales, M Fillon, nous avons décidé de continuer la lutte et dans les jours qui viennent vous serez informés sur le rendez-vous d’une prochaine action.