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Action pour la régularisation 4 décembre 2002

samedi 23 novembre 2002

Contre la répression et l’exploitation,
Pour l’égalité des droits,
Régularisation de tous les Sans papiers !

Action pour la régularisation
Mercredi 4 décembre 2002
Rendez-vous à 14 h précises
Métro Concorde sur le quai de la ligne 12, direction Mairie d’Issy

Les Sans papiers, en Europe en général et en France en particulier, survivent dans la violation constante des droits fondamentaux : travail, logement, liberté de circuler et de s’installer, vie privée et familiale… et subissent le double étau de la répression et de l’exploitation.

Des déclarations d’hommes politiques stigmatisant les Sans papiers : invasion, appel d’air, contrôle, fichages, protection des frontières… se succèdent à un rythme soutenu, alors que jamais ces armées laborieuses de réserve, taillables et corvéables à merci, n’ont été aussi profitables à la croissance des pays riches. Cette hypocrisie de façade affichant une répression sans faille sur les Sans papiers, tandis que s’amplifie leur exploitation, est inacceptable.

L’objectif central des gouvernements des pays riches et des firmes multinationales est de passer de l’immigration permanente à l’immigration temporaire, limitant la durée du séjour à la durée du contrat de travail, selon les directives de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Relayées par des organismes tels que l’Office des migrations internationales (OMI), qui multiplie les contrats de travail de courte durée délestées des droits sociaux les plus élémentaires, ces convergences politiques mûrement orchestrées instaurent progressivement la généralisation et la banalisation du précariat.

En Italie, le décret des ministres Fini et Bossi, qui a mené à la " régularisation " de 800 000 Sans papiers, en est l’illustration ; l’écrasante majorité d’entre eux relevant d’un contrat de travail précaire, prolongé selon les besoins du patronat et expulsables si le contrat n’est pas renouvelé.

Esclavagisme du 3ème millénaire, cette immigration kleenex alimente les délocalisations " sur place ", est utilisée pour saper les acquis sociaux des salariés des pays d’accueil et imposer les logiques de flexibilité, de mobilité et de déréglementation voulues par le patronat.

Comme le souligne nombre de rapports (ONU, Commissariat général au plan, Commission européenne, Bureau international du travail…), l’Europe devra inévitablement recourir à une immigration accrue pour pallier son manque de main d’œuvre dans des secteurs d’emploi importants et faire face à son vieillissement démographie. Dès lors, la régularisation des Sans papiers installés en France et en Europe est une évidente nécessité.

Contre les politiques de stigmatisation et de profit qui font le terreau de l’intégrisme et du fascisme, pour le respect de l’égalité d’accès aux droits, le gouvernement français doit en urgence prendre une mesure essentielle :
- la régularisation de tous les Sans papiers avec une carte de dix ans
et l’égalité d’accès à tous les droits sociaux.