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OCCUPATION DE LA PERMANENCE ACTION SOCIALE

vendredi 26 mars 2004

DROITS DEVANT !!
FEMMES URGENCE DROITS ET LOGEMENT

Paris, le 25 mars 2004

COMMUNIQUE

NOUS EXIGEONS L’AIDE SOCIALE A L’ENFANCE POUR TOUS

Depuis .14 H00 ce jeudi 25 mars 2004, plus de 40 personnes migrantes et
leurs soutiens occupent la permanence sociale d’accueil de la Ville de
Paris : 70 rue du Chemin Vert - Paris 11ième - Métro Voltaire.

Ces personnes, sans papiers pour la majorité, sont toutes hébergées par
l’intermédiaire du Samu Social et revendiquent leur droit à l’aide
sociale à l’enfance.

Selon la Mairie de Paris dont elle dépend, cette permanence de la rue du
Chemin Vert reçoit : les femmes SDF âgées de 18 ans et plus avec ou sans
enfants, les couples SDF âgés de 18 ans et plus avec et sans enfants,
les hommes SDF âgés de 18 ans et plus avec enfants. Le rôle des
travailleurs sociaux de cette permanence : orientation, suivi social,
accès aux droits légaux.
Nos associations ont orienté plus de 60 familles et femmes seules auprès
de cette permanence ; 95% de ces personnes soit n’ont pas été reçues par
une assistante sociale, soit ont eu un refus d’aide sociale à l’enfance.

Nous occupons cette permanence pour dénoncer :

 ? l’accueil discriminatoire et humiliant,
 ? la différence de traitement des dossiers
 ? le labyrinthe des règles d’admission à l’aide sociale à l’enfance qui
oppose les divers centres d’action sociale.

Il n’y a aucune prise en compte humaine des situations ; les réponses
sont stéréotypées et les travailleurs sociaux instrumentalisés pour
enfermer les demandeurs dans une impasse.
Ces refus systématiques sont d’une exceptionnelle gravité au regard du
risque de placement des enfants et du risque de prostitution de leur
mère.

Le Ministère des Affaires Sociales précise clairement : « les
prestations d’aide sociale à l’enfance, dont fait partie le versement
d’aides financières sous forme de secours exceptionnels ou d’allocations
mensuelles, doivent être attribuées compte tenu de la seule situation de
fait de l’enfant et de sa famille, indépendamment de tout autre élément
(nationalité), le principe étant qu’aucun enfant mineur ne peut être
laissé dans une situation de besoin ou en difficulté ».

Nous demandons à être reçu par la Direction de la permanence sociale
d’accueil Chemin Vert, le Secrétariat d’Etat à la lutte contre la
précarité et l’exclusion , le Maire Adjoint de la Ville de Paris chargé
de l’exclusion afin que soit appliqué dignement, correctement,
simplement et honnêtement le droit de ces familles à l’aide sociale à
l’enfance.

Nos associations sont aujourd’hui de plus en plus l’ultime recours de
ces familles abandonnées des institutions publiques et cette action
s’inscrit dans la continuité des luttes pour l’égalité des droits.