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Sans-papier expulsé, Sans-papier assassiné : la fois de trop

vendredi 24 janvier 2003

DECES D’UN SANS PAPIER SUR LE VOL AF 990

LA RESPONSABILITE DE LA COMPAGNIE NATIONALE EST ENGAGEE

Un jeune somalien de vingt-quatre ans est décédé Samedi 18 Janvier
suite à un malaise au bord d’un avion Air-France à destination de
Johannesburg Jeudi 16 janvier. Ce malaise avait été précédé de deux
autres avant son embarquement, ce qui n’avait pas empêché les forces de
police de le monter violemment et contre sa volonté à bord de
l’appareil.
Ce décès est le deuxième en un moins d’un mois suite à un rapatriement
de force sur un vol de la compagnie nationale.

En 98 Monsieur Spinetta,
Président d’Air-France, avait exigé du gouvernement français et du
ministère de l’intérieur des garanties de précautions de sécurité qui
entourent les personnes éloignées par la force.

Le personnel
d’Air-France en ayant assez des faits de brutalité fréquents à bord de
leurs appareils lors des expulsions. Monsieur Cathala, responsable de la
sûreté d’Air-France, avait d’ailleurs longuement lors de son audition au
sénat le 30 Avril 1998 fait part de cet état de fait.

Aujourd’hui, force est de constater que la compagnie nationale laisse
les forces de police pratiquer des actes barbares en toute impunité.
(exemple, maintient du passager menotté quarante-cinq minutes plié en
deux, ceinturé par un velcro de contention, avec une forte pression sur
les épaules, éventuellement drogué, et « si nécessaire » un coussin sur
le visage…).

Nous exigeons :

- de la compagnie nationale d’Air-France, l’embargo de toutes expulsion
sur ses vols. Nous considérons, en effet, que sa responsabilité est
engagée et qu’elle ne peut continuer à assister à de telles atteintes à
l’intégrité physique et à des sévices pouvant aller jusqu’à la mort du
passager expulsé, dans le plus grand silence.

- que soit rendue publique les résultats de l’enquête diligentée par
l’inspection générale des services de la police des polices concernant
ce décès.
- 
Monsieur Spinetta, Monsieur Sarkozy, Cessez de violer les droits de
l’homme.